BlackoutsLes premiers mots de Vie animale rsonnent encore dans lesprit de ses lecteurs : On en voulait encore. Il a fallu douze ans Justin Torres pour publier un deuxime livre. Roman travers de fulgurances potiques, objet littraire singulier, Blackouts entremle fiction et ralit. Un homme de 27 ans dorigine portoricaine nous raconte une histoire. Celle de son ami Juan et dun livre retrouv. Celle dun pass rduit au silence. Celle dun temps pas si lointain o
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Les premiers mots de Vie animale résonnent encore dans l’esprit de ses lecteurs
: « On en voulait encore. » Il a fallu douze ans à Justin Torres pour publier un
deuxième livre. Roman traversé de fulgurances poétiques, objet littéraire
singulier, Blackouts entremêle fiction et réalité. Un homme de 27 ans d’origine
portoricaine nous raconte une histoire. Celle de son ami Juan et d’un livre
retrouvé. Celle d’un passé réduit au silence. Celle d’un temps pas si lointain
où l’homosexualité était considérée comme une maladie. Juan et le narrateur se
sont connus à l’hôpital psychiatrique. Juan est plus âgé, charismatique et
fascinant. Il vit dans un lieu appelé le Palais, complexe résidentiel situé en
plein désert qui abrite une grande communauté queer. Atteint par la maladie,
Juan confie à son jeune complice une mission : poursuivre ses recherches sur Jan
Gay (personnage bien réelle du début du XXe siècle), anthropologue lesbienne
oblitérée de la mémoire collective qui a vu son travail pionnier être bafoué,
détourné. De ce dialogue entre deux générations, Justin Torres tire un roman
inclassable. Par le geste fictionnel, il tente de dire, de comprendre et de
réparer la réalité douloureuse de l’Histoire. Traduit de l’anglais (États-Unis)
par Laetitia Devaux.